Pas d'berceuses pour Hypnos

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mardi 10 février 2015

RECHERCHES 09/02

Constellations

Après les Surgissantes, j'ai un peu mis de côté mon projet d'Atlas, mais dernièrement j'ai commencé à réfléchir à une cartographie de mon environnement affectif. Et plus j'y pensais, plus je me disais qu'une seule constellation ne pouvait pas dessiner ce qui se trouve dans ma tête.
Alors, après un premier dessin qui regroupe le nuage qui flotte autour de moi, dans ma vie, qui compose ma vie, j'en suis arrivée au désir de composer quelque chose qui pouvait vraiment rendre compte de mon processus de travail et de ce qui le fait.
Selon moi, une constellation c'est trop peu, pourquoi pas un nuage de constellations, une galaxie!
Quatre constellations.
ANIMAUX: La constellation qui regroupe mes affinités avec le monde animal, que ce soit celui d'un bestiaire réel ou fantastique. Elle prendra la forma physique de ma chienne.
PASSE(passé): La constellation qui regroupe mon propre passé, c'est-à-dire ce que je me figure de mes origines, ce qui m'a marqué etc... plutôt quelque chose de sensible. Elle prendra la forme d'une peluche qui a mon âge, c'est une peluche de perroquet du Brésil.
TRAVAIL: La constellation qui regroupe mes projets principaux d'études et de recherches, mes références et mes idées, voir mes pensées. Elle prendra la forme de mon orthèse.
REFERENCES: La constellation qui regroupe toutes mes inspirations, qu'elles soient artistiques ou non. C'est la constellation "bordel" si on veut. Elle prendra la forme d'une toile d'araignée.
Avec ces quatre constellations, ou du moins, avec la base de ces constellations, je veux organiser mon Atlas par thèmes. Dans l'idéal, je ferais des dessins avec des points qui seront reliés entre eux, afin de former le graphique des constellations. Puis pour les ancrer dans une vision cosmique, je les intégrerais sur un vrai fond spatiale.
Après création des cartes des constellations, je les imprimerais dans un format qui permettra d'apprécier visuellement le rendu des dessins.
Cependant, je ne veux pas que mon Atlas se cantonne à 4 imprimés rangés dans un rouleau. J'aimerais créer un objet de transport pour déplacer mon Atlas avec moi et le montrer plus facilement. Il faudrait que je puisse créer un objet intrigant et facile à transporter.
Et c'est là que mon idée d'itinérance revient. Comme je voyage beaucoup, que je marche, bref, que je bouge assez souvent, j'ai toujours sur moi, un sac. Et il est grand. Mais je me vois mal coudre un "sac d'exposition" pour mon Atlas. Je ne pourrais pas bien rendre ce que je veux et ça risque d'être très difficile à faire. Mais je n'exclue pas l'idée pour autant. Cependant, pour le moment je me vois plus dans l'optique de créer une "valise d'exposition". Une valise à tiroirs où je peux ranger sans problèmes mes cartes et transporter des livres, des dessins, des cd etc... Avec plusieurs compartiments, selon une certaine organisation. Avec cette valise j'aurais un objet à la fois pratique et commun.
Je ferais des dessins de mes deux idées, pour voir comment organiser la chose.
Mais je pense que le projet Constellations que j'entame pour l'Atlas, peut rendre comme il faut ma façon de travailler.

jeudi 11 décembre 2014

RECHERCHES 15/12

Constellation

Les sources, les idées, les éclats et les éclairs, tous les mots et les maux, les processus et développement, les extensions et les raccourcis, les lettres et les traits, tous les schémas et les dessins, tout tourne autour de quelque chose. C'est comme un système solaire qui d'idées en idées, construit des formes qui s'éclairent entre elles, qui se relient et qui se touchent. Ces formes sont des dessins et de desseins, imparfaites et en constantes évolutions. Tout se cristallise et oeuvre pour grandir.
C'est le processus de pensée qui se forme autour de quelque chose et qui donne toutes ces constellations.
Tout cela pour dire que je pense tenir un bout formel de mon Atlas. Je ne savais pas comment rendre mes références et mon évolution au cours de ces trois années d'études, mais maintenant, je pense que je peux arriver à le rendre palpable. Je vais essayer de le construire comme toutes mes idées. Comme un "nuage de mots". D'où je viens, d'où je suis partie, qu'est-ce qui me guide, qu'est-ce qui me tient, qu'est-ce qui m'enthousiasme et qu'est-ce qui me fait fermer les yeux, d'où je veux sortir et où je veux aller.
Tout part de quelque chose, et pour le moment j'ai envie de réunir ces trois années sous le signe de ma main en souffrance.
Ma constellation s'éclairant autour de mon outil le plus précieux, ma main, et aussi mes mains, car l'une d'elle m'a sauvé et m'a appris beaucoup de choses.
Je vais essayer de réunir ces années en construisant une constellation à l'image de mon processus de travail.
Le site qui m'a inspiré s'appelle " Les Surgissantes".

lundi 8 décembre 2014

RECHERCHES 8/12

Battre (les blancs en neige)

Le fait de faire quelque chose de long et de douloureux, à force, pour obtenir quelque chose de bien.
Le fait d'avoir un but et de vouloir aller jusqu'au bout, même par-delà la douleur et la difficulté.
C'est en préparant une pâte à pancakes que je me suis rendue compte de mon besoin d'aller jusqu'au bout de moi-même pour obtenir un résultat satisfaisant, dans une quelconque production.
Même si je me fais mal, ça n'a pas d'importance, du moment que j'arrive à produire ce que je veux, du moment que j'arrive à résoudre le problème que je me suis posée.
Le fait d'avoir mal n'est qu'une résultante de mon processus créatif, chaque sujet n'est qu'un prétexte à la création, et la création n'est qu'une cause de souffrance. Il me faut aller jusqu'au bout des choses pour pouvoir me sentir bien et à l'aise avec ce que je fais, j'ai besoin de creuser jusqu'au fond des choses pour savoir de quoi je parle et ce que je fais.
Après, que je me fasse mal, physiquement ou moralement, rien n'est important.
Battre les blancs en neige n'est qu'un exemple parmi tant d'autres de mon rapport au travail et à la souffrance. J'ai un problème, ici, la pâte à produire, pour y arriver et résoudre ce problème, je dois m'appliquer à préparer l'appareil de façon à ce que les pancakes soient les mieux réussis possible, et pour ce faire, je dois battre les blancs en neige, pour aérer la pâte. Alors je le fais, peut importe le temps que cela me prendra, peut importe la douleur qui se fait sentir dans mon avant bras. Je le fais, jusqu'à obtenir ce qu'il me faut obtenir. Je m'applique dans la souffrance.
Après, la douleur ne se voit pas forcément dans mes productions, mais c'est une étape clé et je ne peux m'y soustraire, elle fait partie de mon travail.
Les objets que je produit sont enduit de ces processus et de ces étapes, je creuse mes sujets, j'essaye de m'en sortir et je traduit ma vision des choses en passant par une longue douleur de création. Rien n'est simple et tout est souffrance.
Et lorsque j'arrive à résoudre mes problèmes, lorsque je trouve des solutions pour m'éviter une trop grande souffrance, lorsqu'enfin j'arrive à simplifier les choses, je me retrouve toujours à m'enfoncer de-nouveau dans quelque chose de compliqué, de difficile et de mordant. Je ne peux m'en empêcher, il faut que je trouve quelque chose pour combattre la simplicité, et souffrir par la suite.
Je pousse à bout mon corps, je me fiche de l'épuisement, il me faut juste continuer à avancer.
A résoudre dans la douleur et le temps.

lundi 10 novembre 2014

RECHERCHES 10/11

Samurai Champloo:

"Samurai Champloo (サムライチャンプルー, Samurai Chanpurū?) est une série télévisée d'animation de 26 épisodes de 24 minutes qui a été diffusé sur Fuji TV au Japon à partir du 19 mai 20041. Il s'agit de la deuxième série réalisée par Shinichiro Watanabe, après Cowboy Bebop. Bien que ne comptant que 26 épisodes, la diffusion de la série et sa production ont cessé une première fois après l'épisode 17, la diffusion ayant repris en janvier 2005 sur une chaîne du satellite2,3. Il a été adapté en manga par Masaru Gotsubo dans le magazine Monthly Shōnen Ace4. Le nom de la série provient d'un terme Okinawais désignant un plat japonais : chanpurū (チャンプルー?).

Le dessin animé mélange le hip-hop moderne avec le chambara, de la même manière que Cowboy Bebop mêlait la science-fiction avec le jazz et le blues. D'ailleurs, de nombreux artistes hip-hop japonais ont participé à la réalisation de la bande sonore : Nujabes, Force of Nature et Tsutchie, mais également un rappeur/compositeur américain, Fat Jon du groupe de rap Five Deez. Ce mélange est source de nombreux anachronismes pour la plupart volontaires.

Dans les pays francophones, la série est licenciée en DVD et Blu-ray par Dybex5,6 et le manga par Soleil7. La série fut diffusée en 2005 sur Canal+ Décalé et à partir du 3 janvier 2006 sur Canal+, ainsi que sur sur Nolife en version originale à partir du 5 septembre 20118."

"L'histoire se déroule dans une version fictive de l'ère Edo au Japon. Une jeune fille, Fuu, recherche le samouraï qui sent le tournesol et se fait accompagner par deux individus originaux, Mugen l'extravagant, ancien pirate devenu vagabond, et Jin le samouraï (rōnin) impassible, suite à un pari qu'elle a "gagné" contre ces deux derniers qui allaient s'entre-tuer."

J'ai eu la chance de découvrir cet animé lors de sa diffusion à la télé il y a quelques années de ça. Je devais être encore au collège, car je me souviens que je pouvais choper un épisode tous les soirs au moins. Je n'ai pu voir la série en entière qu'il y a 4-5 ans je crois, grâce au don d'un ami. J'ai regardé l'intégral au moins 2 fois, et aujourd'hui, en allant regarder les nouveautés musicales sur un site de musique en streaming bien connu, j'ai vu que l'album de la BO avait été mis en ligne. J'ai sauté dessus et je me suis mis à l'écouter quasiment en boucle. En plus, ça tombait bien, car il y a quelques jours j'ai repensé à cette série, en me disant que je la regarderai bien une nouvelle fois.
Grâce à l'album j'ai pu me replonger dans l'ambiance de l'animé, dans son humour et dans ses anachronismes. Les chansons invitant à la rêverie, c'est un véritable plaisir de les entendre encore et encore.
Tout ça me ramène à mon adolescence et à mon adulescence, une époque pas très lointaine et une autre, très actuelle, où j'ai aimé explorer le monde des mangas et de la fantaisie. Pleins de bons souvenirs de découvertes visuelles et auditives m'ont submergé. D'autres souvenirs plus sombres sont apparus, mais ce point-la n'est pas intéressant.
Je me rappelle de mes lectures adolescentes, des séries que j'avais commencé et terminé, et d'autres que j'ai dû abandonné par manque de soutient financier parental... je me souviens d'avoir trié mes séries et d'en avoir enfermé quelques-unes dans une malle. C'est triste que des livres finissent ainsi. Je me surprends à avoir peur pour eux... c'est tellement précieux à mes yeux. Même si pour certains ça ne vaut pas un livre de poésie ou de science, pour moi, un livre est un livre et il renferme des sentiments, des rêve et des souvenirs et aussi une certaine connaissance et réalité des choses.
Avant que je n'aborde la lecture avec les mangas, je ne lisais pas beaucoup, j'étais très difficile dans mes lectures et étant adolescente, j'avais des critères assez spéciaux pour le choix des livres. Je dirais même que ça a un peu dégénéré une fois au lycée, surtout pendant mes années de seconde... puis finalement, quand j'ai dû abandonné mes mangas, et me consacrer à d'autres ouvrages, mon chemin s'est un peu éclairé en Première. Mais mon appétit a considérablement augmenté. A cette époque-là, je ne savais pas lire un livre, comme les autres. Je ne prenais pas mon temps, je le bouffais. En un moins j'avalais des milliers de pages à coups de 4 à 5 bouquins de 200 à 300 pages chacun...
Puis arrivée en fin de Première, début Terminale, j'ai connu les comics. Douces lectures et petits goûters! Je me suis calmée sur les bouquins pour me consacrer presque entièrement aux comics, et ça m'a fait du bien. Les mots c'est cool, mais les images, ça purgent l'imagination, ça repose et nourrit.
Aujourd'hui je lis beaucoup moins qu'avant, parce que je ne prends pas le temps de me mettre à lire, parce que je ne prends plus le temps de me chercher un ouvrage, parce que je ne fais plus l'effort d'aimer ça.
De temps en temps je tombe sur de superbes comics, que je m'empresse d'acheter et de lire, puis aussi de partager. Tout les deux mois je reçois un tome d'une série de chez Marvel. Et ça s'arrête là.
Récemment je me suis remise un peu à la lecture, j'y vais doucement et je recommence à avoir de l'appétit. Puis il faut bien que j'occupe mes heures de trajets et mes heures d'attentes, alors je trouve quelques livres et je recommence à dévorer les mots.

lundi 3 novembre 2014

RECHERCHES 03/11

Les pieds:

C'est grâce à eux que l'on peut circuler partout et atteindre nos buts. Ils dessinent nos objectifs, nos rêve et nos aspirations, mais aussi tout le chemin parcouru pour arriver là où on voudrait tant arriver (et en un seul morceau si possible).
Pourquoi les pieds? Par que ce sont eux qui nous soutiennent, nous portent et nous font avancer. On les arme pour qu'ils puissent nous porter le plus longtemps possible, avec des chaussures (les plus confortables pour les courses que l'on fait) et aussi des chaussettes, pour prendre soin d'eux. Car ils nous sont précieux et très utiles. On peut les observer à longueur de journée, les voir bouger, nous remuer etc...
C'est grâce à eux que l'on fait des rencontres, que l'on voit de nouvelles choses, que l'on peut s'évader et se permettre de trouver des "corps" différents.
Les pieds sont magiques, car ils ne se plaignent que rarement, ils nous portent, loin, et puis c'est tout. Ils restent silencieux pour nous permettre des extravagances, des découvertes et de nouveaux cheminements. Pour moi ils façonnent le voyage et l'aventure, ce sont mes petits pieds tordus qui me permettent d'aller à l'encontre de ceux que j'aime, ce sont eux qui me permettent de retrouver les gens qui sont importants pour moi. Mes pieds font que je peux retrouver ceux que je chérie.
Même s'ils ne sont pas parfaits, même s'ils sont petits, même s'ils sont tordus et un peu déformés, même s'ils sont malades et parfois douloureux, je les aime quand-même, car sans eux je ne pourrais pas être la petite baroudeuse que je deviens au fil des mes voyages.
Et j'aimerais les soulager de toutes les souffrances qu'ils peuvent endurer lors de mes cheminements, sauf que j'ai peur. J'ai peur de les changer, de les modifier et de les guérir. J'ai peur de la douleur à venir et de l'oublie. J'ai peur de l'attente et de la convalescence, de l'attente et du fait de rater des chemins à parcourir.
J'aime mes pieds car ils sont magiques.
J'aime mes pieds car ils me mènent vers ceux que j'aime.

lundi 20 octobre 2014

RECHERCHES 27/10

L'attente:

Cette sensation est longue et ennuyeuse, elle fait naître tout un tas de sentiments, parfois agréables, mais très souvent désagréables, comme par exemple l'inquiétude ou le désarroi.
Attendre c'est long, et c'est très récurrent. Moi je subis l'attente au quotidien, que ce soit lorsque j'attends mon bus, lorsque j'attends que les cours débutent ou juste lorsque je veux avoir la confirmation que mon sms a bien été reçu par mon destinataire.
J'expérimente les phases de l'attente à longueur de journée, et parfois ça me permet de trouver des réponses à des sujets, de pouvoir résoudre quelques problématiques concernant mes études ou autre.
L'attente c'est ennuyeux, car, on en reviendra toujours à ça, mais c'est long. Parfois trop long. Et parfois même, aussi, un peu douloureux. On a rien tout de suite, dans l'instant voulu et quand on le voudrait le plus. Non, il faut toujours que l'on porte sa croix, celle de l'attente.
C'est un moment à la fois excitant et fébrile. Comme je l'ai déjà dis, c'est long et ennuyeux, et triste aussi. Car lorsqu'on se retrouve à la gare à attendre sa correspondance dans des couloirs froids et presque vides, c'est triste de se voir bercé par la solitude. L'attente c'est long mais c'est aussi réconfortant paradoxalement parlant, car même si on doit prendre son mal en patience, même si parfois, ça démange de douleur, l'attente sait nous faire apprécier le temps qui se grignote lui-même, elle sait nous faire attendre notre "bonbon", le moment où tout s'arrête et où l'on sait que l'on va enfin pouvoir profiter du moment que l'on souhaitait tant arriver. L'attente est une berceuse au goût acidulé, à la fois douce et sucrée, mais aussi dérangeante, car, elle est vraisemblablement très chiante.
L'attente est là pour nous faire savoir que le temps ne nous appartient pas. On subit l'écoulement d'une journée, sa longueur et tout ce qui peut bien arriver. Elle est aussi faite pour nous permettre de nous remettre brièvement en question. Elle invite à l'introspection. Elle chuchote toutes les petites questions et sait nous inquiéter. Elle n'est pas tendre ou gentille, elle est juste là pour nous embêter, nous titiller et souffler sur la corde sensible.
Parfois je la déteste et parfois elle passe, comme si, en un sens, elle ne faisait pas attention à moi, ou comme si je ne l'avais pas vu.
L'attente c'est triste, gros et gluant, et on ne peut s'en défaire qu'avec un autre moment à attendre. Et avec des sentiments de déception.

vendredi 17 octobre 2014

RECHERCHES 20/10

Niki de Saint Phalle:
Vu qu'il y a en ce moment et jusqu'en février prochain, une rétrospective sur l'artiste Niki de Saint Phalle, à Paris, j'ai décidé de revoir qui était le personnage.
Il y a un mois j'avais déjà lu un article dans "Beaux-Arts Magazine" sur l'exposition qui allait être mise en place prochainement au Grand Palais, et j'avais redécouvert cette artiste, que j'avais, pour la première fois, vu en classe de 1ère. Je ne la connaissais que par le Jardin des Tarot et par ses grosses dames, ainsi que par ses Tirs. Mais je ne connaissais pas le personnage, je ne savais pas d'où elle venait et ce qu'elle avait fait, et je dois avouer qu'elle m'a beaucoup intéressé. Que ce soit dans ses démarches ou dans ses réalisations.
J'aurais aimé la connaître...


Eléphant:
L'éléphant apparaît dans de nombreuses cultures. Il est symbole de sagesse dans la culture asiatique, connu pour sa mémoire et son intelligence, qui est comparée à celle des cétacés2 et hominidés. Aristote avait dit que l'éléphant est « la bête qui dépasse toutes les autres par l'intelligence et l'esprit ».
J'ai vu de nombreux documentaire animalier sur ces fabuleux animaux, et dernièrement j'ai vu une vidéo sur un jeune éléphanteau qui chute dans un zoo, on peut y voir accourir la mère du petit éléphant et un autre adulte (certainement la femelle dominante) vers le bébé pour venir l'aider à se relever et à trouver le bon chemin pour traverser l'endroit escarpé.
Toute la tendresse que l'on voit dans les gestes de ces animaux est juste incroyable, ils sont venus prendre soin de l'éléphanteau et l'entourent pour le rassurer et le protéger.
Cette vidéo m'a fait me rappeler que certains animaux sont doué d'une très grande intelligence...

lundi 13 octobre 2014

RECHERCHES 13/10

Céroplastie:
La céroplastie ou l'art de modeler de la cire m'a attiré car j'ai souvent fait usage de ce médium pour créer des pièces. Cependant, pas dans un objectif vraiment figuratif, comme les grands Céroplastes des siècles derniers. Cependant, l'idée d'utiliser de la cire pour aboutir à la création d'une pièce très réaliste et pleins de détails m'attire beaucoup.
Dans un de mes projets en volume je souhaiterai utiliser ce médium pour couler des pièces. Mais mon usage de cette technique ne servirait pas à créer quelque chose de figuratif, en tout cas pour ce projet en particulier.
"La céroplastie, ou céroplastique, est l'art de modeler la cire.

Elle se développe en tant que sous-discipline de l'anatomie avec les travaux de l'abbé sicilien Gaetano Zumbo, en particulier à compter du moment où il s'associe avec le chirurgien français Guillaume Desnoues. Son essor rapide la conduit à se transformer en proto-industrie à Bologne puis surtout Florence au milieu du XVIIIe siècle. Aidé par des artistes comme Clemente Susini, Felice Fontana y travaille pendant vingt ans à l'établissement de véritables collections qui deviennent une étape obligée des voyageurs de passage dans la ville. Puis, au XIXe siècle, portée par l'engouement de l'époque pour la monstruosité, la céroplastie bascule de la représentation du normal à celle du pathologique, ce qui entraîne finalement sa relégation aux champs de foire, où elle disparaît en tant que filière au début du XXe siècle. Parmi les céroplastes célèbres, on peut citer Caspar Bernhard Hardy et Jules Talrich."
J'ai aussi cherché à connaître les plus célèbres céroplastes et Jules Talrich m'a beaucoup intéressé. En effet il était très intéressé par la physionomie et les expressions du visage, il a notamment prit part à des expériences sur ce sujet pour servir ses études personnelles. Aussi ces modèles de cires étaient tellement beaux qu'ils furent reconnus par de nombreuses institutions, quelles soient culturelles ou non. Il présenta ses modèles de cire lors de l'Exposition Universelle de Londres de 1862, il fut aussi chargé, en1866, à l'occasion de la restitution de la tête embaumée de Richelieu, dérobée pendant les profanations de la Terreur, de réaliser un moulage du masque du cardinal.

lundi 6 octobre 2014

RECHERCHES 6/10

Nina Childress:
Nina Childress est une artiste-peintre Américaine vivant à Paris, elle est né en 1961.
J'ai décidé de faire des recherches sur elle, car son nom me disait quelque chose, il m'intriguait.
Finalement, après avoir vu ce quelle faisait, j'ai décidé de ne plus trop vraiment m'intéresser à cette artiste, ces peintures ne me plaisent pas et n'ayant pas pu visionner ses vidéos, je n'ai pas pu évaluer son travail audiovisuel.
Donc pour le moment je reste dubitative, j'essayerai peut-être de retourner vers cette artiste plus tard.


Fourmis/Jabot social:
Ayant déjà travailler sur les fourmis et sur leur étude, et après avoir lu un texte de Weber sur elles, j'ai décidé d'aller redécouvrir ce qu'était le jabot social.
D'après wikipedia c'est: "Le jabot social est chez la fourmi un deuxième estomac permettant de stocker de la nourriture prédigérée à l'usage exclusif d'autres ouvrières qui n'ont pas le temps, ni les moyens d'aller se nourrir elles-mêmes, ou encore des larves via la trophallaxie."
Mais ce qui m'a le plus donné envie de revenir sur la question des fourmis, c'est la nouvelle de Weber qui traite du jabot social, en effet, lui il l'a traité de façon très poétique et étonnant, car il fait remarquer que l'Homme a imité la nature en observant les fourmis "s'embrassaient". Notre baiser provient du comportement social de la fourmi, sauf que nous, nous ne partageons pas de nourriture, juste un geste de tendresse et d'amour, et un peu de salive.
Cela me donne envie de revenir étudier certains comportements sociaux chez les animaux et peut-être le transposer dans mon travail.

mercredi 14 mai 2014

Ennui/Impatience:Attente




Cette vidéo traite de l'ennui ressenti lors de voyages et trajets fréquents. Elle veut faire ressortir l'impatience de ces moments, toute l'attente qui frustre et qui empêche de faire autre chose de plus productif. Puis elle montre aussi quelques moments de "répits" lors d'escales; où la capture spontanée d'images sortant de la réalité "plate", donne un rythme lancinant au film.
Elle frustre et fait attendre un événement, elle rend un suspens complètement vide, mais illustre parfaitement mon état d'esprit quotidien.






ps: Désolée du retard Eric, mais j'ai eu des problèmes pour la mettre en ligne...

jeudi 20 mars 2014

ATLAS

Qu'est-ce qu'un atlas ? Dans le sens où l'on veut bien traiter ce mot, on parlera de lui en le désignant selon un catalogue. Mais pas un simple catalogue vide de sens et de représentations, de choix et d'importances. Il s'agit ici d'un catalogue sensible où l'on va classer, classifier des thèmes déclinés en plusieurs sous-catégories afin de constituer un objet servant à comprendre les enjeux de notre travail, et notre méthodologie. Un atlas ici c'est une malle au trésor fonctionnant selon le principe du « hasard objectif » où l'on colle, accole, superpose et confronte nos goûts, ressentis et remarques. Ce catalogue est alors un album de références, citations et d'exemples qui ont pu marquer/ont marqué nos axes de travail. On recense nos intérêts, selon une méthode de classement sensible avec une circulation plus ou moins simple. On monte nos « sources » selon l'inconstance des chose et la survivance du temps. C'est un poème sensible qui retranscrit nos choix et notre matière brute de travail.

Prenons l'exemple de Chris Marker, avec son film Sans Soleil (1983), on assiste à un atlas visuel à la fois documentarisé et sensible. En effet, c'est un regroupement de souvenirs personnels, d'études anthropologiques et de remarques humoristiques. Un mélange de scènes, de couleurs et de mouvements, assemblés en un film. Les scènes de danses m'ont beaucoup marqué. Lors du Carnaval à Tokyo, où ces femmes dansent en rythme, presque clonées, en transe et peut-être aussi en souffrance. Leurs mouvements sont tous les mêmes, c'est un groupe d'êtres humains qui se meut en un seul corps. Chaque femmes est une écaille d'un poisson géant ou d'un serpent gigantesque. Le rythme y est hypnotique et fatiguant. Et lorsque la scène de danse de la « secte » de jeunes qui dansent tous les dimanches y est accolée, on peut assister à un contraste assez violent et surprenant. Là où le rythme transportait avec force dans la scène précédente, on se retrouve à regarder des gens complètement à côté de la plaque, qui jurent avec le décors et qui ressemblent à des larves totalement hallucinées... ou bien à un hybride de spaghetti et d'algues perdue dans les steppes Mongoles.

On retrouve aussi dans ce film des scènes assez particulières, comme la cérémonie des poupées cassées, qui se retrouvent brûlées pour que leurs âmes restent en repos. Scène qui met un peu mal à l'aise, car on a l'impression d'assister à un enterrement. On peut aussi voir un couple qui se rend près d'un hôtel pour prier pour leur chatte disparue...

Ce film dévoile la curiosité qu'il y a dans la conception d'un atlas. Tout ce qui peut intéresser, est à prendre, à montrer. Tout ce qui porte quelque chose de sensible, de touchant et peut-être même de « malsain » peut servir à édifier des axes dans nos futures travaux. On se doit alors d'être attentif au monde qui nous entoure, de regarder partout pour récolter des miettes, cadeaux, secrets et bonbons, à mettre dans notre malle aux trésors.

Constituer un atlas c'est aussi savoir faire des recherches, gratter et être patient. On essaye d'attraper quelques grains de sables, pour remplir ses poches de savoirs et de connaissances, d'idées et de références.

Chez Gerhart Richter par contre, on aborde plus la question de l'atlas cartographié. Pour moi, il classe, range, trie et se compose une carte sur laquelle il note les endroits qu'il a exploré. C'est une façon de savoir où il en est, ce qu'il a vu, fait et réussi. Son système de classification complexe est une topographie de sa méthodologie de travail.

Et je pense qu'un atlas est un outils de recherches, qui sert à avancer dans le processus créatif.

jeudi 23 janvier 2014

I know about me

I'm a workalcoholic. I know that. I'm wandering why...
I love work a lot, and every time i work. I'll work again and again, 'till my end.
When i'm working, i feel good. I think a lot, about my works, papers, drawings and other things. Maybe i think too much for my health. 'Cause, sometimes, i feel bad, i feel worn out, exhausted and tired. Sometimes i can't go on. Sometimes, i can't work anymore. I'm fed up about work. I'm sick of wonder how to solve my works. I'm sick of try a way to work.
I've the impression of heat myself and to be gobbled up by myself. It's like if i was sink by myself.
It's slightly weird, i know that, but, i think too much, and it's very tiring. Every time i have one idea which come to me, one new thought, one new picture... i don't have time for myself...
I can't sleep or do something without my brain decided to think again.
Now, i'm really weary. And it's hard to go ahead. I'm fed up about everything. I need to rest myself.
But, i know if i do this, i'll be in lack of work. 'Cause i love do this.
I'm a workalcoholic. I know that. And i'm wandering why i can't rest myself...

jeudi 16 janvier 2014

Cyprien Gaillard

Cyrien Gaillard, un artiste multimédia français né en 1980, s’intéresse à la réévaluation de la notion traditionnelle du pittoresque dans le monde moderne et urbanisé d’aujourd’hui.
J'ai choisi d'analyser cet artiste, car j'ai eu la chance de voir l'une de ses oeuvres au Palazzo Grassi, Pruitt-Igoe Falls, lors de l'exposition Le Monde nous appartient.
Pruitt-Igoe Falls tire son titre de Pruitt-Igoe, un projet idéaliste de logements urbains à grande échelle construits à Saint-Louis dans les années 1950. S’étant rapidement transformé en un repaire pour la drogue, le banditisme et l’isolement, il a été détruit par implosion en 1972. Pruitt-Igoe est aujourd’hui devenu un lieu commun dans le débat sur les logements publics parrainés par le gouvernement ; beaucoup considèrent sa destruction comme le point final de l’architecture moderniste et le début de la chute de la ville américaine. La vidéo de Cyprien Gaillard commence avec la démolition d’un immeuble dans le lotissement de Sighthill à Glasgow, en Écosse, en 2008, laissant à penser que les problèmes posés par Pruitt-Igoe n’ont toujours pas été résolus aujourd’hui. Gaillard fait également un lien avec les majestueuses chutes du Niagara, une merveille de la nature transformée en attraction touristique, éclairée la nuit par des projecteurs de différentes couleurs. L’ensemble, un opéra muet imprégné de ce que Cyprien Gaillard appelle «le romantisme urbain», constitue un écho contemporain des ruines mélancoliques peintes par des artistes du XVIIIe siècle tels que Piranèse.
CGA_Pruitt_Igoe_Falls_Still_Kombi__450px.jpg
Voilà pour situer un peu la chose.
Cyprien Gaillard a été lancé par François Pinault, c'est un jeune artiste français qui travaille sur les ruines et les traces qu'elles peuvent laisser dans le monde. Ces traces ne sont pas naturelles, car créées par la main de l'Homme, et il interroge les destructions de lieux, les paysages néo-romantiques qui appartiennent à notre modernité. Il s'intéressent aux ruines en passent de se faire dévorer par la nature, et critique ce monde d'abandon qui cache certains problèmes politiques.
Pour moi c'est un artiste qui sait se vendre, qui a compris comment le faire et qui sait très bien le faire. Cependant, je pense qu'il est plus un artiste voulant échapper au processus publicitaire, dans le fond de sa démarche, plutôt que quelqu'un qui détourne le processus publicitaire. Cependant, je reste dans le doute, car même s'il est inspiré du Land Art de Smithson, même s'il se place dans le Land Art, quelques-unes de ses oeuvres font appellent aux codes publicitaire, au marketing etc... Il utilise des images recyclées et recyclables, des figures connues.
En bref, je ne sais pas.

Cours du 13/01

Le discours officiel sur l'art contemporain a beau dire qu'il n'y a plus d'académies, néanmoins, selon R. Moulin, elles existent encore mais ne sont visibles qu'aux initiés.
Mais comment sont-elles composées?
1: le lieu d'exposition compte et il s'agit très souvent des plus grands musées de la planète, tels que le Centre Pompidou, les MOMA etc... ils sont dit "publics"
2: les experts qui interviennent, tels que les critiques d'art, les conservateurs de musées, les historiens d'art etc... qui eux sont dit "indépendants"
3: les collectionneurs et autres mécènes, comme Bernard Arnaud ou François Pinault, qui eux sont dit "privés"
4: les lieux de ventes, particulièrement les maisons de ventes aux enchères comme Sothby's et Christies, qui sont aussi "privées"
Les collectionneurs influents, comme ceux cités plus haut, tentent d'avoir le monopole sur certains artistes ou certaines pièces (ex: Cyprien Gaillard, Yves Klein, Jeff Koons etc...). Ils veulent solliciter des critiques positives sur la collection, et ont une capacité à influencer les politiques d'acquisition des musées publiques.
Outres ces rapports institutionnels, l'art contemporain est confronté à un système de:
1: multiplication des images (depuis l'invention de la photo)
2: recyclage permanent des images
3: effet de mode (buzz)
Et il y a deux personnages importants à retenir. Il s'agit de Ileana Sonabend et de Leo Castelli, qui fondent dans les années 1990 le premier réseau mondialisé de galeries. Ils adaptent le rythme de la mode au monde de l'art contemporain selon les mots clés de "contraste" et de "nouveauté". Par exemple, en pleine période de l'art minimale, ils lancent le Pop Art.
Et certains artistes détournent le processus publicitaire afin de monter dans le monde de l'art contemporain. Andy Warhol, qui change son nom pour qu'il soit plus américain, débute dans le monde du design et de la mode. Et dans son travail, la multiplication des objets égale la multiplication des portraits de personnes. Il fait un constat sur cette technique de multiplication, où tout n'est qu'objet.
Barbara Kruger elle, reprend le protocole du design publicitaire.
Et il y a aussi des artistes qui essayent d'échapper à ces processus publicitaires, notamment dans le Land Art, ou dans l'Arte Povera (ex: Walter de Maria)

dimanche 12 janvier 2014

Sol LeWitt

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En 1968, LeWitt crée son premier dessin mural (Wall drawing), à la Paula Cooper Gallery. Sol LeWitt dira : "Je désirais créer une œuvre d'art qui soit aussi bidimensionnelle que possible : il paraît plus naturel de travailler à même le mur plutôt que de prendre un accessoire, de le travailler, puis de l'accrocher au mur". Sa démarche conceptuelle étant plus importante que l'œuvre créée, il mettra en place un système de certificats d'authenticité accompagnés d'un diagramme permettant à des assistants, collègues artistes, collectionneurs ou employés de musées d'exécuter eux-mêmes les œuvres murales. Il s'explique en disant: "Une fois que l'idée de l'œuvre est définie dans l'esprit de l'artiste et la forme finale décidée, les choses doivent suivre leur cours. Il peut y avoir des conséquences que l'artiste ne peut imaginer. Ce sont des idées qui sont à considérer comme des travaux d'art qui peuvent en entraîner d'autres..." (in Sentences on Conceptual Art", Art-language, vol.1 n°1, mai 1969). Ainsi l'idée de l'œuvre prime sur le résultat. Les Wall drawings réalisés par des exécutants préservent leur autonomie par la fidélité d’exécution de l'œuvre liée aux directives mises en place par l'artiste. "Le Wall drawing est une installation permanente même détruite. Quand quelque chose est fait (dans l'esprit) il ne peut être défait" écrit l'artiste dans "Sentences".

Pour moi, les Wall Drawing de LeWitt répondent à la révolution engendrée par Duchamp dans le monde de l'art. En effet, ici, le concept prime par rapport à l'esthétique finale. Le plus important ce n'est pas le "beau", mais c'est qui a engendré la finalité de l'objet rendu. Ainsi, on reconnait les Wall Drawing de LeWitt non pas par sa "patte", mais par l'idée dont il est à l'origine, puisque le rôle des certificats rend justement cette idée d'authenticité où le plus important n'est pas celui qui a créé et ce que ça a donné, mais bien l'idée qui a rendu tout ça.

Cours du 25/11

Hierarchie des genres (valable du XVII au XIX siècle)
1: Peinture d'histoire
2: Portrait
3: Paysage
4: Scène de genre (le petit peuple n'a pas d'histoire)
5: Nature morte

Les avants gardes du début du XX et notamment Dada, mettent un terme à l'académisme-la définition de l'art en est durablement transformée
Au début du XX le centre de gravité de l'art moderne est Paris-il deviendra NY au fur et à mesure au XX et particulièrement à partir des années 1960.
Serge Guibault, Comment New York vola l'idée d'art moderne
Mis à l'écart par le gouvernement futuriste qui révèle ainsi les critères tout aussi contraignants que ceux de la peinture académique, Marcel Duchamp, ulcéré, cherche à participer à un mouvement véritablement avant-gardiste.
Il croit l'avoir trouvé avec l'Armory Show organisé à New York en 1917: la seule règle de cette exposition étant de pouvoir acquitter le droit d'entrée de 5$.
Par esprit frondeur et expérimentateur, il teste le dispositif d'exposition en envoyant un objet insolite: un miroir acheté dans une boutique de salles de bains, retourné, soclé, signé R Mutt, 1917.
Duchamp avait visé juste, l'oeuvre est refusée et retournée à l'envoyeur.
Il n'en reste pas sur cette défaite, mais contre-attaque en faisant photographier la pièce par son ami Alfred Stieglitz, directeur de l'obscure revue d'avant-garde The Blind Man. Y participe la fine fleur des intellectuels et des écrivains New-Yorkais, mais elle est très peu diffusée. Cette publication suffit néanmoins à inscrire définitivement Fountain dans l'histoire de l'art.
Que Stieglitz, directeur depuis 1905 de la galerie 291, soit aussi photographe pictorialiste, n'est pas un hasard: le pictorialisme, en effet, transfère les canons de la peinture ou ses procédés, dans le medium photographique. Fountain est photographiée comme un portrait en buste.
Raisonnance du Ready made Thierry de Duve
Cette aventure qui aurait pu être sans lendemain, transfère en réalité la définition de l'oeuvre de son esthétique ou son contenu moral, vers son contexte institutionnel. Pour qu'il y ait oeuvre d'art, il suffit qu'il y ait:
1: Une signature qui atteste de la paternité d'un artiste
2: Une institution qui la reconnaisse comme oeuvre
3: Un spectateur qui accepte le jugement de cette institution
Ces critères vont à l'encontre de:
1: l'importance de la main de l'artiste (style, patte...) et donc de son savoir-faire-c'est l'ultime distinction entre artiste et artisan
2: jugement fondé sur des critères esthétiques: c'est désormais l'autorité institutionnelle qui définit l'art
3: l'importance de l'objet-plus l'objet est dérisoire, plus l'autorité de l'artiste d'une part, de l'institution d'autre part, est considérée comme étant ce qui vaut
L'un des exemples les plus aboutis de ce phénomène:
Les Zones de sensibilité immatérielle Yves Klein (1962) -échange d'un carré poétique invisible contre la feuille d'or qu'Yves Klein jette dans le Seine, la transaction étant attestée par un certificat, et par la présence d'un huissier;
mais Duchamp a plus d'un tour dans son sac: non content de transformer radicalement la définition de l'art en la subordonnant aux institutions, il prend chacun des termes de cette nouvelle définition pour les saper de l'intérieur.
1: la signature de l'artiste peut être fictive, voir renvoyer à un pur jeu de langage (Rrose Selavy: poème de Robert Desnos)
2: le spectateur est de Tu m' (1918) à ''Etant donné 1° la chute d'eau 2° le gaz d'éclairage" (1962-oeuvre posthume) attaqué comme un voyeur
3: l'institution est quant à elle tourné en ridicule par les ''Boîtes en valise" des années 1940
En apparence Duchamp a détruit tout ce qui peut ressembler à un critère objectif de définition de l'art. On en revient à la question première, comment se définit la valeur de l'art contemporain?
Règle 1°: l'application scolaire des recettes définies par l'institution, sont rejetées par cette institution
1: la "performance" de Pinoncelli qui détruit une des répliques de Fountain avant d'uriner à l'intérieur: elle est condamnée pour "parasitisme artistique"
2: l'artiste Damian Hirst voit, à la suite de ses vanités en diamant et platine, sa cote légèrement descendre

lundi 6 janvier 2014

Dessins Poumons

Voici quelques dessins en relation avec un projet traitant de la transformation d'un objet en un autre.
Mon idée étant celle de la transformation d'un amas de végétaux (un espèce de composte respirant) en une paire de poumons.
Les dessins ne se veulent pas réalistes et figuratifs. Ils suivent mon processus de pensée, mon absorption de l'image que je me fais des poumons et du phénomène de respiration du monde végétal.
Et je me suis basée sur cette transformation là, car le monde de la nature fait partie de mes axes de travail. Aussi, je me suis dis que ce monde vert apportait notre oxygène en le transformant grâce à son propre corps. On dit bien qu'il existe un poumon vert sur notre planète. Alors pourquoi pas utilisé cette image au sens propre?
Mes dessins servent ce sens là, et je suis en train de monter une pièce en volume qui veut illustrer mon raisonnement.

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Promotion du Moi-2

Suite des étiquettes.



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sou_a_preferida_entre_todas.jpg

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jeudi 12 décembre 2013

Nouveaux Outils



Cette courte vidéo est en relation avec mes aquarelles aux cotons-tiges. Elle essaye d'illustrer le procédé de création, en s'inspirant des aquarellistes du dimanche, endimanché pour l'occasion. C'est une petite satyre, très légère de ce monde.
Car je me prétends aquarelliste, mais je n'en suis rien, vu que mes outils changent des pinceaux classiques.
Je me moque tout en gardant du recul, quant à ma perception de ces "arcachonnades" Biarrottes, que je réalise, afin d'accomplir un travail de citation.
Je me grime alors en une aquarelliste post-pointilliste qui s'essaye aux paysages balnéaires de la ville de Biarritz.

dimanche 8 décembre 2013

LA PEUR: Vidéo



Voici donc la vidéo que j'ai réalisé pour le sujet "La Peur". Ci-dessous se trouve le lien vers un billet qui explique ma démarche, du moins, mon idée de départ. Car après réalisation de l'objet en question, mon idée s'est trouvée changée. Elle a évolué. Donc pour bien comprendre les fluctuations inhérentes à "La Peur", je vous demande de bien vouloir prendre le temps de lire le petit texte qui m'a servi de prémisse.

[ http://mmaisonnier.esarocailles.fr/blog/index.php?post/2013/10/17/LA-PEUR|

Donc si vous avez bien lu, voilà mon texte issu de la vidéo: Mon idée de départ voulait reprendre plusieurs bruits de textures afin de jouer avec le regardeur, qui pouvait alors s'amuser à essayer de reconnaître les éléments constituant l'environnement sonore dans lequel il était plongé. Cependant, suite au montage, je me suis rendue compte que l'immersion que je voulais créé avait été un peu effacée. Car la vidéo relève plus de l'objet énigmatique, que d'un jeu auditif. Je pense qu'il aurait fallu que je reste dans le noir complet, afin de pouvoir activer les énigmes auditives. Cependant, cela m'a permis d'aboutir à la construction d'un petit medley de bruits domestiques. La vidéo en soi, n'est pas franchement très intéressante, mais le mélange des différents lieux observables, ainsi que des différents bruits audibles, arrive à suggérer une petite angoisse ou une petite inquiétude. Car on ne sait pas où l'on est, on ne voit pas vraiment ce que l'on regarde, et les bruits ne sont pas très explicites, quand à la nature de l'objet qui les produit.
Je vois cette réponse au sujet comme un petit échec, sans toute fois le voir vraiment ainsi.

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