Mercredi 23 janvier, 10h du matin, en route pour la médiathèque et mes premiers pas dans le Fipa. La salle se remplie doucement, puis elle est totalement occupée au bout de quelques minutes. Je ne m'attendais pas à voir autant de monde. Heureusement que je suis arrivée un peu avance, au moins, j'ai une place assise. Place à la présentation des universités et du gros blabla... puis enfin la séance commence. Oh, avant que je commence à parler des films, il faut juste savoir que parmi les 7 j'en ai aimé 2, voir 3 au grand maximum.

Donc voici Les Fantômes de l'Escarlate:

C'est un court métrage sur la Manufacture des Gobelins, où l'on peut observer les teinturiers travailler et donner aux tissus cette fameuse couleur rouge qui a fait la renommée de cet atelier de teinture. C'est une sorte de petit documentaire sensible sur cet art un peu méconnu qui nous ai proposé par Julie Nguyen Van Qui. Celle-ci a grandi dans la manufacture, et elle nous livre quelques bribes de ses souvenirs dans ce petit film. Je l'ai trouvé intéressant dans sa forme. C'est un objet assez épuré, dans lequel il ne se passe rien, mais qui se laisse regarder.

Et tout le monde devine:

Ce court métrage parle de la transidentité, et l'on peut y suivre deux personnages féminins transsexuelles, qui narrent les difficultés à assumer leur genre et le regard de leur famille, ou même celui du monde. Elles nous invitent à les regarder, à se poser des questions, à se demander ce qu'est leur identité. A deviner ce qu'elles sont réellement. On écoute leur désir et aussi la peur ou la peine qu'elles ont ressentit. Mais elles nous montrent que, même si elles ont l'air différentes, elles relèvent aussi du genre humain. Et qu'en tant que tel, elles rient et vivent, comme nous tous. Il m'a intéressé dans le sens où j'aime travailler sur la problématique de l'identité, et que le monde du transgenre m'est totalement inconnu. Il a piqué ma curiosité et j'aimerais en savoir plus sur lui. J'ai aussi trouvé que l'objet proposé était d'une bonne qualité, et j'ai passé un bon moment à le regarder.

Jean Marmaille:

Ce dernier court métrage m'a à la fois captivé et beaucoup dérangé. J'étais voyeuse, concernée et laissée à part. Quoi de plus horrible que d'assister à un réglement de compte entre un père et une fille, que l'on ne connaît absolument pas et qui en plus nous oblige à les regarder et à les entendre? Franchement, je ne sais pas trop ce que j'en ai pensé. J'ai trouvé la démarche intéressante. En ce qui concerne le contenu, je m'en serais bien passé...

Voilà ce qu'a donné cette première séance. J'ai été surprise, en bien, comme en mal, mais je trouve que ça a été une bonne expérience, que de voir des courts-métrages comme ceux-là.